雛菊(阿爾弗萊·德·繆塞所著詩歌)

雛菊(阿爾弗萊·德·繆塞所著詩歌)

《鄒菊》摘抄自繆塞的詩《 致尼儂》倒數第二段。作者阿爾弗萊·德·繆塞(1810-1857),法國浪漫主義詩人、小說家。除了大量詩歌之外,還有躋身於世界名著之林的小說《一個世紀兒的懺悔》,成為了文藝青年的必讀。和鋼琴家蕭邦一樣,繆塞也和法國女作家喬治·桑相戀卻無果而終。

基本介紹

  • 作品名稱:雛菊 
  • 外文名稱:A Ninon I
  • 作品出處:《 致尼儂》
  • 文學體裁:詩歌
  • 作者:阿爾弗萊·德·繆塞
我愛著,什麼也不說,只看你在對面微笑;
我愛著,只要我心裡知覺,不必知曉你心裡對我的想法;
我珍惜我的秘密,也珍惜淡淡的憂傷,那不曾化作痛苦的憂傷;
我宣誓:我愛著放棄你,不懷抱任何希望,但不是沒有幸福
--只要能夠懷念,就足夠幸福,即使不再能夠看到對面微笑的你
I love thee,nothing to say,just smile facing thee.

I love thee,only I know,no need to know what you feel about me.
I cherish my secret,and the tiny depression,the depression which has not turn to sorrow
.
I have yet vowed,I am in love.though with no hope.

But that doesn't mean there is no happiness at all.

It is enough to see you,I am satisfied..
原文:
A Ninon I
Si je vous le disais pourtant, que je vous aime,
Qui sait, brune aux yeux bleus, ce que vous en diriez ?
L'amour, vous le savez, cause une peine extrême ;
C'est un mal sans pitié que vous plaignez vous-même ;
Peut-être cependant que vous m'en puniriez.
Si je vous le disais, que six mois de silence
Cachent de longs tourments et des voeux insensés :
Ninon, vous êtes fine, et votre insouciance
Se plaît, comme une fée, à deviner d'avance ;
Vous me répondriez peut-être : Je le sais.
Si je vous le disais, qu'une douce folie
A fait de moi votre ombre, et m'attache à vos pas :
Un petit air de doute et de mélancolie,
Vous le savez, Ninon, vous rend bien plus jolie;
Peut-être diriez-vous que vous n'y croyez pas.
Si je vous le disais, que j'emporte dans l'âme
Jusques aux moindres mots de nos propos du soir :
Un regard offensé, vous le savez, madame,
Change deux yeux d'azur en deux éclairs de flamme ;
Vous me défendriez peut-être de vous voir.
Si je vous le disais, que chaque nuit je veille,
Que chaque jour je pleure et je prie à genoux ;
Ninon, quand vous riez, vous savez qu'une abeille
Prendrait pour une fleur votre bouche vermeille ;
Si je vous le disais, peut-être en ririez-vous.
Mais vous n'en saurez rien. Je viens, sans rien en dire,
M'asseoir sous votre lampe et causer avec vous ;
Votre voix, je l'entends ; votre air, je le respire ;
Et vous pouvez douter, deviner et sourire,
Vos yeux ne verront pas de quoi m'être moins doux.
Je récolte en secret des fleurs mystérieuses :
Le soir, derrière vous, j'écoute au piano
Chanter sur le clavier vos mains harmonieuses,
Et, dans les tourbillons de nos valses joyeuses,
Je vous sens, dans mes bras, plier comme un roseau.
La nuit, quand de si loin le monde nous sépare,
Quand je rentre chez moi pour tirer mes verrous,
De mille souvenirs en jaloux je m'empare ;
Et là, seul devant Dieu, plein d'une joie avare,
J'ouvre, comme un trésor, mon coeur tout plein de vous.
J'aime, et je sais répondre avec indifférence ;
J'aime, et rien ne le dit ; j'aime, et seul je le sais ;
Et mon secret m'est cher, et chère ma souffrance ;
Et j'ai fait le serment d'aimer sans espérance,
Mais non pas sans bonheur ; je vous vois, c'est assez.
Non, je n'étais pas né pour ce bonheur suprême,
De mourir dans vos bras et de vivre à vos pieds.
Tout me le prouve, hélas ! jusqu'à ma douleur même...
Si je vous le disais pourtant, que je vous aime,
Qui sait, brune aux yeux bleus, ce que vous en diriez ?

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